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Indemnisation pour retard de vol : combien pouvez-vous réellement réclamer en 2025–2026 ?

Les retards de vol restent l’un des problèmes les plus fréquents et les plus frustrants pour les passagers aériens dans le monde entier. En 2025–2026, des millions de voyageurs subiront des retards dus aux conditions météorologiques, à des perturbations opérationnelles, à des restrictions du contrôle aérien ou à des pénuries de personnel des compagnies aériennes.
Mais à combien s’élève réellement l’indemnisation en cas de retard de vol — et selon quelles lois ?

Comprendre vos droits dès le départ est essentiel : les règles d’indemnisation varient fortement selon l’itinéraire, la compagnie aérienne et la réglementation applicable. Choisir une base juridique incorrecte entraîne souvent un rejet automatique de la demande.


Si votre vol a été retardé, annulé ou perturbé — réclamez votre indemnisation avec l’aide de professionnels.

Vérifier l’indemnisation


Qu’est-ce qu’un retard de vol ?

Un retard de vol survient lorsque l’avion arrive à sa destination finale après l’heure d’arrivée prévue.
Aux fins de l’indemnisation, l’heure d’arrivée correspond au moment où au moins une porte de l’avion est ouverte et les passagers sont autorisés à débarquer.

La plupart des réglementations se fondent sur le retard à l’arrivée, et non sur le retard au départ.


Indemnisation en cas de retard selon le règlement européen 261/2004

Le règlement (CE) n° 261/2004 (EU261) demeure la protection la plus forte pour les passagers aériens en 2025–2026.

Quand le règlement EU261 s’applique-t-il ?

Vous pouvez être éligible si :

  • votre vol décolle d’un aéroport situé dans l’UE, ou

  • votre vol atterrit dans l’UE et est opéré par une compagnie aérienne basée dans l’UE

Seuil minimal de retard

L’indemnisation s’applique lorsque :

  • le retard à l’arrivée est de 3 heures ou plus

Montants d’indemnisation selon EU261

Distance du vol Retard Indemnisation
Jusqu’à 1 500 km 3+ heures 250 €
1 500–3 500 km 3+ heures 400 €
Plus de 3 500 km 3–4 heures 300 €
Plus de 3 500 km 4+ heures 600 €

L’indemnisation est versée par passager, et non par réservation.


Les compagnies peuvent-elles réduire l’indemnisation EU261 ?

Oui, dans certains cas limités.

Pour les vols long-courriers de plus de 3 500 km, la compagnie peut réduire l’indemnisation de 50 % si :

  • le retard à l’arrivée est compris entre 3 et 4 heures

Cette règle reste applicable en 2025–2026.


Circonstances extraordinaires : quand l’indemnisation est refusée

Les compagnies aériennes ne sont pas tenues de verser une indemnisation si le retard est dû à des circonstances extraordinaires, telles que :

  • conditions météorologiques extrêmes

  • grèves du contrôle aérien

  • fermeture d’aéroports

  • instabilité politique

  • risques pour la sécurité

Toutefois, la compagnie doit prouver que :

  1. l’événement était extraordinaire, et

  2. le retard était inévitable malgré toutes les mesures raisonnables

⚠️ Les problèmes techniques, les pénuries d’équipage et les difficultés de rotation des avions ne sont généralement pas considérés comme des circonstances extraordinaires.


Retard de vol en dehors de l’UE : la réalité 2025–2026

Lorsque le règlement EU261 ne s’applique pas, l’indemnisation devient plus complexe.

Convention de Montréal (article 19)

La Convention de Montréal régit la plupart des vols internationaux dans le monde.
Selon l’article 19, les compagnies aériennes sont responsables des dommages prouvés causés par un retard, notamment :

  • frais d’hôtel

  • repas et rafraîchissements

  • frais de transport

  • correspondances manquées

  • réservations perdues

  • pertes professionnelles (dans certains cas)

Il n’existe aucun montant forfaitaire : les demandes reposent sur les pertes financières réelles.

Plafond de responsabilité

En 2025–2026, le plafond reste fixé à :

  • 4 694 DTS (droits de tirage spéciaux) par passager
    (≈ 5 800 € selon le taux de change)


Retard de vol aux États-Unis : à quoi s’attendre ?

Les États-Unis ne prévoient pas d’indemnisation forfaitaire obligatoire en cas de retard de vol.

Les passagers peuvent recevoir :

  • des bons de restauration

  • un hébergement à l’hôtel (à la discrétion de la compagnie)

  • un réacheminement ou un remboursement

Une compensation financière n’est légalement prévue que dans les cas suivants :

  • refus d’embarquement involontaire

  • remboursement des billets non utilisés


Peut-on cumuler EU261 et la Convention de Montréal ?

Non.
Le règlement EU261 et la Convention de Montréal ne peuvent pas être appliqués simultanément pour le même préjudice.

En pratique :

  • EU261 prévoit une indemnisation forfaitaire

  • la Convention de Montréal couvre les pertes financières réelles

La stratégie appropriée dépend de :

  • l’itinéraire du vol

  • la nationalité de la compagnie

  • la cause du retard

  • les preuves disponibles


Combien pouvez-vous réellement réclamer en 2025–2026 ?

Vue d’ensemble réaliste :

  • 250–600 € selon EU261 (si applicable)

  • jusqu’à ~5 800 € selon la Convention de Montréal (avec justificatifs)

  • 0–300 € aux États-Unis, principalement à titre commercial

Les passagers disposant de documents solides obtiennent des indemnisations plus élevées.


Quels documents sont nécessaires ?

Pour maximiser vos chances :

  • carte d’embarquement ou billet électronique

  • confirmation du retard (compagnie ou aéroport)

  • reçus des dépenses engagées

  • preuve de l’heure d’arrivée

  • correspondance avec la compagnie aérienne


Pourquoi de nombreuses demandes sont-elles rejetées ?

Raisons fréquentes :

  • mauvaise réglementation invoquée

  • preuves insuffisantes

  • usage abusif des « circonstances extraordinaires »

  • calcul incorrect du retard

  • demande déposée hors délai

En 2025–2026, les compagnies utilisent de plus en plus des systèmes automatisés de refus.


Conclusion

L’indemnisation pour retard de vol reste tout à fait possible en 2025–2026 — à condition d’utiliser le bon cadre juridique.
Le règlement EU261 offre la meilleure protection aux passagers, tandis que la Convention de Montréal constitue une alternative lorsque l’indemnisation forfaitaire ne s’applique pas.

Savoir combien vous pouvez réellement réclamer dépend avant tout de la loi applicable à votre vol, et pas uniquement de la durée du retard.

Indemnités de vol et demandes d'indemnisation

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