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Délais d’indemnisation des vols : pièges juridiques cachés selon EU261, UK261, le règlement turc SHY Passenger et la loi israélienne Tibi

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Avant de prendre l'avion, les compagnies aériennes doivent vérifier que vous disposez des documents nécessaires pour votre destination.

Si ce n'est pas le cas, elles sont en droit de vous refuser l'embarquement et ne sont pas tenues de vous indemniser:

1. Passeport en cours de validité ou autre pièce d'identité acceptée
2. Visa en cours de validité
3. Preuve du billet de retour
4. Résultat négatif du test Covid-19
5. Formulaire de localisation des passagers

Comme vous êtes arrivé à destination avec un retard de moins de 3 heures, vous ne pouvez malheureusement pas prétendre à une indemnisation.

Étant donné que la compagnie aérienne vous a informé de l'annulation du vol 14 jours avant le départ, vous ne pouvez malheureusement pas prétendre à une indemnisation.

À ne remplir que si la compagnie aérienne n'a pas remboursé ces dépenses et que vous disposez de documents prouvant le paiement :

Nous aurons besoin de quelques détails sur les passagers:

Les demandes d’indemnisation pour perturbations de vol sont souvent rejetées non pas parce que les passagers n’ont pas droit à une compensation financière — mais parce que les délais sont mal compris, mal calculés ou stratégiquement utilisés par les compagnies aériennes pour éviter les paiements.

De nombreux voyageurs pensent qu’il suffit de déposer une demande « dans un délai de quelques années ». En réalité, les délais d’indemnisation des vols dépendent de plusieurs règles juridiques qui se chevauchent, et les erreurs concernant le calcul des délais constituent l’une des raisons les plus fréquentes de l’échec de demandes pourtant valables.

Comprendre le fonctionnement des délais dans le cadre du règlement EU261, UK261, du règlement turc SHY Passenger et de la loi israélienne Tibi est essentiel — car dans les litiges aéronautiques transfrontaliers, les délais fonctionnent rarement de manière simple ou prévisible.


Pourquoi les délais d’indemnisation sont juridiquement complexes

Les passagers s’attendent généralement à l’existence d’une règle universelle. Le droit aérien fonctionne différemment.

Plusieurs niveaux de délais peuvent s’appliquer à une même perturbation de vol :

  • Délais nationaux de prescription

  • Délais internes de réclamation des compagnies aériennes

  • Délais de dépôt d’une action en justice

  • Procédures juridiques propres à chaque juridiction

  • Exigences relatives à la conservation des preuves

Les compagnies aériennes s’appuient fréquemment sur ces règles qui se chevauchent pour affirmer qu’une demande a été déposée trop tard — même lorsque les passagers pensent avoir agi dans le délai autorisé.


Aperçu rapide : délais typiques d’indemnisation selon les réglementations

Le tableau ci-dessous fournit un aperçu simplifié des délais de prescription généralement utilisés dans les affaires d’indemnisation. Il s’agit de repères juridiques généraux, et le délai applicable peut varier selon la juridiction, la stratégie juridique de la compagnie aérienne et les règles procédurales.

Règlement Délai de réclamation typique Type d’indemnisation Champ d’application
EU261 Généralement 2 à 6 ans (selon le pays) Indemnisation forfaitaire de 250 à 600 € Vols au départ de l’UE ou opérés par des compagnies aériennes de l’UE
UK261 Jusqu’à 6 ans dans la plupart des cas Indemnisation forfaitaire similaire à EU261 Vols au départ du Royaume-Uni ou opérés par des compagnies britanniques
SHY Passenger (Turquie) Généralement jusqu’à 2 ans Indemnisation forfaitaire similaire à EU261 Vols au départ de la Turquie ou opérés par des compagnies turques
Loi Tibi (Israël) Généralement jusqu’à 4 ans Indemnisation forfaitaire + dommages supplémentaires possibles Vols au départ ou à destination d’Israël

Même si ces délais semblent simples, les situations réelles impliquent fréquemment des interprétations contradictoires concernant le délai applicable.


Premier piège juridique caché : des règles de prescription différentes selon les pays

Les règlements EU261 et UK261 ne définissent aucun délai universel unique. Ils reposent plutôt sur les lois nationales relatives à la prescription.

Cela entraîne des variations importantes entre les juridictions. Par exemple :

  • L’Allemagne applique souvent un délai de prescription de 3 ans

  • La France applique généralement un délai de 5 ans

  • L’Espagne peut autoriser des délais plus longs dans certaines circonstances

  • Le Royaume-Uni applique généralement un délai de 6 ans

Les compagnies aériennes tentent souvent d’appliquer la période de prescription la plus courte possible selon les règles juridictionnelles.

Les passagers supposent fréquemment que le délai applicable est celui de leur pays de résidence — mais en droit aérien, la détermination dépend généralement de :

  • L’aéroport de départ

  • L’aéroport d’arrivée

  • La nationalité ou l’immatriculation de la compagnie aérienne

  • Les clauses contractuelles de compétence juridictionnelle

  • Le tribunal saisi du litige

La mauvaise compréhension de la juridiction constitue l’une des causes les plus fréquentes de rejet des demandes d’indemnisation.


Deuxième piège caché : délais internes des compagnies aériennes vs délais légaux

De nombreuses compagnies aériennes publient des délais internes de dépôt de réclamation, exigeant parfois que les demandes soient soumises dans les mois suivant le vol.

Ces délais sont souvent mal interprétés.

Les politiques internes de réclamation des compagnies aériennes ne constituent pas toujours des délais de prescription juridiquement contraignants. Toutefois, les compagnies peuvent utiliser le non-respect de ces délais internes comme argument procédural pour rejeter les demandes ou retarder leurs réponses.

Les passagers qui s’appuient uniquement sur la communication du service client peuvent involontairement affaiblir leur position juridique.


Troisième piège caché : le « point de départ » du délai ne correspond pas toujours à ce que pensent les passagers

La plupart des voyageurs supposent que le délai commence à la date du vol. Juridiquement, ce n’est pas toujours exact.

Selon la juridiction, le délai de prescription peut commencer :

  • À la date du vol perturbé

  • Lorsque le passager a pris connaissance de la perturbation

  • Lorsque la compagnie aérienne a officiellement rejeté la demande

  • Lorsque le dommage a été pleinement constaté

La détermination du point de départ correct nécessite souvent une interprétation juridique, notamment dans les cas impliquant des bagages retardés, des correspondances manquées ou des itinéraires comportant plusieurs segments.


Comment les compagnies aériennes exploitent la confusion liée aux délais pour rejeter les demandes

Les compagnies aériennes utilisent fréquemment plusieurs stratégies de défense :

Application de délais juridictionnels plus courts

Les compagnies peuvent soutenir qu’une demande relève d’un pays appliquant un délai plus court, même lorsque plusieurs juridictions sont possibles.

Retard volontaire de communication

Des délais de réponse prolongés peuvent rapprocher une demande de l’expiration de la prescription et augmenter la pression sur les passagers.

Contestation du moment de soumission des preuves

Les compagnies peuvent affirmer que les preuves ont été fournies trop tard ou en dehors des délais procéduraux.

Argument d’application d’un cadre juridique incorrect

Les transporteurs soutiennent parfois que le règlement EU261 ou d’autres régimes d’indemnisation forfaitaire ne s’appliquent pas, transférant l’affaire vers des cadres juridiques plus complexes.


Risques liés aux délais propres à chaque réglementation

EU261 et UK261

Ces réglementations offrent une forte protection aux passagers et des indemnités forfaitaires fixes. Toutefois, elles reposent largement sur les lois nationales relatives à la prescription, ce qui crée une complexité juridictionnelle.

Les vols transfrontaliers — notamment ceux comportant des correspondances ou impliquant des compagnies enregistrées dans différents pays — donnent souvent lieu à des litiges concernant le délai national applicable.

Règlement turc SHY Passenger

Le règlement SHY Passenger prévoit une indemnisation forfaitaire similaire à EU261, mais fonctionne dans le cadre du droit de l’aviation civile turc.

L’une des principales difficultés consiste à déterminer si le règlement s’applique lorsque les perturbations surviennent en dehors du territoire turc ou concernent des itinéraires internationaux multi-segments.

Les compagnies aériennes contestent fréquemment l’applicabilité du SHY dans les situations de correspondance.

Loi israélienne Tibi

Le cadre d’indemnisation israélien prévoit une indemnisation forfaitaire et, dans certains cas, des dommages supplémentaires. Son application peut toutefois dépendre :

  • Du fait que la perturbation concerne un vol vers ou depuis Israël

  • De l’interaction avec les traités internationaux de transport aérien

  • Des règles de compétence juridictionnelle

Ces affaires impliquent souvent des exigences complexes en matière de preuve et de procédure.


Lorsque les lois d’indemnisation forfaitaire ne s’appliquent pas

Toutes les perturbations de vol ne relèvent pas du champ d’application d’EU261, UK261, SHY Passenger ou de la loi Tibi.

Dans ces situations, des cadres internationaux de responsabilité aérienne — notamment la Convention de Montréal — peuvent s’appliquer. Contrairement aux régimes d’indemnisation forfaitaire, ces cadres reposent sur la preuve d’une perte financière réelle et nécessitent une analyse juridique beaucoup plus complexe.

Les compagnies aériennes s’appuient fréquemment sur ces distinctions pour rejeter des demandes introduites sous un cadre juridique incorrect.


Pourquoi déposer une demande « dans le délai » ne garantit pas le succès

Même lorsque les passagers déposent leur demande avant l’expiration du délai de prescription, les affaires peuvent échouer en raison de :

  • Mauvais choix de juridiction

  • Documentation incomplète

  • Mauvaise qualification du type de perturbation

  • Absence de conservation des preuves

  • Erreurs procédurales lors du dépôt de la demande

  • Contestations par la compagnie concernant l’applicabilité du cadre juridique

Le succès d’une demande d’indemnisation dépend souvent de l’identification correcte du cadre juridique applicable avant le dépôt de la demande.


Pourquoi les vols transfrontaliers présentent le risque le plus élevé d’erreurs liées aux délais

Les voyages aériens modernes impliquent souvent :

  • Des correspondances opérées par différentes compagnies aériennes

  • Des accords de partage de code (codeshare)

  • Des itinéraires impliquant plusieurs pays

  • Des perturbations affectant plusieurs juridictions

Chacun de ces facteurs peut modifier la loi d’indemnisation applicable et le délai régissant la demande.

Les passagers reçoivent rarement des informations claires de la part des compagnies aériennes concernant ces conflits de juridiction.


Le rôle des preuves dans les litiges liés aux délais d’indemnisation

Les litiges relatifs aux délais sont étroitement liés à la conservation des preuves.

Les preuves essentielles dans les affaires d’indemnisation peuvent inclure :

  • Cartes d’embarquement

  • Confirmations de réservation

  • Notifications de perturbation

  • Historique des communications avec la compagnie aérienne

  • Rapports de vérification du retard

  • Documents de réacheminement

Les compagnies aériennes peuvent contester les demandes si les documents justificatifs sont fournis hors des délais procéduraux ou si les preuves sont incomplètes.


Pourquoi de nombreuses demandes valables expirent sans que les passagers s’en rendent compte

Les raisons les plus fréquentes incluent :

  • Se fier aux réponses du service client plutôt qu’aux délais juridiques

  • Mauvaise compréhension des règles de juridiction

  • Dépôt de demandes sous une réglementation incorrecte

  • Supposer que tous les vols européens suivent les mêmes délais

  • Attendre les réponses de la compagnie aérienne jusqu’à l’approche de l’expiration de la prescription

Ces problèmes sont fréquents dans les litiges internationaux, où plusieurs cadres juridiques se chevauchent.


Pourquoi l’évaluation professionnelle d’un dossier modifie souvent l’issue liée aux délais

Déterminer le délai de prescription correct dans les affaires d’indemnisation aérienne nécessite généralement l’analyse de :

  • La structure de l’itinéraire

  • L’immatriculation de la compagnie aérienne

  • Les lois applicables en matière de protection des passagers

  • Les traités internationaux du transport aérien

  • Les règles procédurales propres à chaque juridiction

De petites différences juridiques peuvent avoir un impact considérable sur la validité d’une demande.


Conclusion : les délais constituent l’une des stratégies de défense les plus puissantes des compagnies aériennes

Les délais d’indemnisation des vols ne sont pas de simples périodes de calcul. Ils font partie d’un cadre juridique plus large impliquant la juridiction, le droit procédural et les règles internationales de responsabilité aérienne.

Les passagers qui interprètent mal ces règles peuvent perdre leurs droits à indemnisation, même lorsqu’ils y ont légalement droit.

Comprendre l’interaction entre les délais et les différentes réglementations aériennes est essentiel pour déterminer si une demande d’indemnisation reste juridiquement recevable.

Indemnités de vol et demandes d'indemnisation

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