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Convention de Montréal, article 19 expliqué : indemnisation lorsque le règlement EU261 ne s’applique pas

Introduction : Quand l’EU261 échoue, la Convention de Montréal devient cruciale

De nombreux passagers aériens pensent que si le règlement européen 261/2004 ne s'applique pas à leur vol, toute indemnisation est impossible. C'est l'une des idées reçues les plus courantes — et les plus coûteuses — en matière de droits des passagers.

En réalité, la Convention de Montréal de 1999, et plus particulièrement son article 19, offre une base juridique solide pour réclamer une compensation financière pour les retards de vol, même lorsque l’EU261, l’UK261 ou d'autres règlements à somme fixe ne sont pas applicables.

Les compagnies aériennes expliquent rarement cela aux passagers. Au contraire, elles s'appuient souvent sur l'hypothèse suivante : « pas d'EU261 = pas d'indemnisation ». Cet article explique le fonctionnement de l'article 19, quand il s'applique, quels dommages peuvent être réclamés et pourquoi une gestion juridique professionnelle est essentielle.

Qu'est-ce que la Convention de Montréal ?

La Convention de Montréal est un traité international régissant la responsabilité des compagnies aériennes dans le transport aérien international. Elle s'applique à la plupart des vols internationaux dans le monde, y compris les itinéraires impliquant :

  • Des départs et des arrivées hors UE

  • Des vols intercontinentaux long-courriers

  • Des correspondances en dehors de l'Europe

  • Des compagnies aériennes basées hors de l'UE

Contrairement à l’EU261, la Convention de Montréal n'offre pas d'indemnisation forfaitaire automatique. Elle se concentre plutôt sur les dommages réels causés par le retard, l'annulation ou la perturbation.

Que couvre l'article 19 ?

L'article 19 de la Convention de Montréal stipule qu'une compagnie aérienne est responsable du dommage résultant d'un retard dans le transport aérien de passagers, de bagages ou de marchandises — à moins qu'elle ne prouve qu'elle a pris toutes les mesures raisonnables pour éviter le dommage.

Cela signifie qu'une indemnisation peut être obtenue pour :

  • Les longs retards à l'arrivée

  • Les correspondances manquées

  • Les nuits passées de force à l'aéroport

  • Les réacheminements forcés entraînant une arrivée tardive

  • Les réunions d'affaires ou journées de travail manquées

  • Les frais supplémentaires d'hébergement, de repas ou de transport

  • Le stress, l'épuisement et la perte de temps (lorsqu'ils sont juridiquement justifiés)

Crucialement, l'article 19 s'applique même lorsqu'aucun régime d'indemnisation fixe n'existe.

Quand la Convention de Montréal s'applique-t-elle ?

La Convention de Montréal s'applique lorsque :

  • Le vol est international

  • Le pays de départ et le pays de destination sont tous deux signataires

  • L’EU261 ou d'autres régimes forfaitaires ne s'appliquent pas

  • Le retard a causé un dommage mesurable

Scénarios typiques :

  • Vols Non-UE ↔ Non-UE

  • Vols au départ de pays non-UE vers des destinations non-UE

  • Liaisons long-courriers exploitées par des compagnies non-UE

  • Itinéraires multi-segments avec des perturbations hors d'Europe

Comment l'indemnisation est-elle calculée selon l'article 19 ?

Contrairement à l’EU261, il n'y a pas de paiement forfaitaire.

L'indemnisation est basée sur :

  • La nature du dommage

  • Le lien de causalité entre le retard et la perte

  • La documentation et la justification juridique

En vertu de la Convention de Montréal, les réclamations pour retard de passagers sont plafonnées à 4 694 Droits de Tirage Spéciaux (DTS) par passager (environ 5 500 € à 6 000 € selon le taux de change).

Cependant, les compagnies aériennes ne paient presque jamais volontairement. Les réclamations doivent être :

  • Formulées juridiquement

  • Correctement quantifiées

  • Étayées par des preuves

  • Présentées sous la bonne juridiction

C'est là que la plupart des réclamations déposées par les passagers eux-mêmes échouent.

Pourquoi les compagnies aériennes rejettent les réclamations liées à l'article 19

Les compagnies rejettent souvent les demandes fondées sur la Convention de Montréal en affirmant :

  • « Aucune indemnisation fixe ne s'applique »

  • « Le retard était inévitable »

  • « Circonstances extraordinaires »

  • « Aucun dommage prouvé »

  • « Documentation insuffisante »

En pratique, beaucoup de ces refus sont juridiquement faibles. Les compagnies comptent sur le fait que les passagers manquent d'expertise juridique pour les contester.

EU261 vs Convention de Montréal : Différences clés

EU261 Convention de Montréal Article 19
Indemnisation fixe (250 €–600 €) Indemnisation basée sur les dommages
Droit automatique Nécessite une justification juridique
Portée géographique limitée Portée internationale mondiale
Facile pour les compagnies d'automatiser les rejets Nécessite une évaluation juridique
Souvent mal appliquée Rarement comprise par les passagers

Les deux cadres peuvent même s'appliquer en parallèle dans certains cas — une nuance que les compagnies aériennes n'expliquent jamais.

Pourquoi une gestion professionnelle est essentielle

Les réclamations au titre de l'article 19 nécessitent :

  • Une évaluation juridique des dommages

  • Un choix stratégique de la juridiction

  • Une analyse de la responsabilité de la compagnie aérienne

  • Une gestion correcte des délais de prescription

  • Une correspondance juridique formelle

C'est pourquoi MySkyHelp se concentre fortement sur les réclamations liées à la Convention de Montréal — en particulier pour les cas internationaux complexes que les compagnies espèrent voir abandonnés par les passagers.

Pourquoi les passagers ne devraient pas contacter les compagnies directement

Lorsque les passagers contactent les compagnies eux-mêmes :

  • Les réclamations sont souvent mal formulées

  • Les arguments juridiques sont incomplets

  • Les compagnies verrouillent un rejet très tôt

  • Les preuves sont mal gérées

Une fois qu'une réclamation a été mal engagée, le recouvrement devient nettement plus difficile.

MySkyHelp intervient avant que des erreurs irréversibles ne soient commises.

Quand utiliser stratégiquement les réclamations de la Convention de Montréal

L'article 19 est particulièrement efficace lorsque :

  • L’EU261 est inapplicable ou contesté

  • Le vol implique des transporteurs non-UE

  • Les perturbations sur long-courrier ont causé des pertes financières ou professionnelles

  • Les compagnies se cachent derrière une ambiguïté juridictionnelle

Réclamez votre indemnisation avec des professionnels

Si votre vol a été retardé, annulé ou perturbé et que la compagnie prétend qu'« aucune indemnisation ne s'applique », la Convention de Montréal peut tout de même constituer une base juridique solide.

Vérifier mon indemnisation

Pensée finale

La Convention de Montréal n'est pas un plan de secours — c'est un instrument juridique central du droit aérien international. Les passagers qui le comprennent (ou travaillent avec des professionnels qui le maîtrisent) récupèrent des indemnités que les compagnies aériennes refusent systématiquement.

Dans le prochain article, nous détaillerons le règlement européen 261/2004 — quand l'indemnisation fixe de 250 € à 600 € s'applique et les tactiques les plus courantes utilisées par les compagnies pour rejeter injustement des réclamations EU261 valides.

Indemnités de vol et demandes d'indemnisation

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